CINEMA DE L'IMAGINAIRE

Gemma ARTERTON

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BIOGRAPHIE : Gemma Arterton est une actrice britannique, née le 2 février 1986 à Gravesend (Kent, Angleterre). Après avoir été formée notamment à la Royal Academy of Dramatic Art de Londres, elle débute sa carrière en 2007 avec le téléfilm Capturing Mary, puis sur les planches avec la pièce Peines d’amour perdues. La même année, elle fait ses débuts au cinéma avec St. Trinian’s, qui la révèle au grand public, mais son rôle de l’agent Strawberry Fields dans le 22e épisode de James Bond, Quantum of Solace, lui permet de se faire connaître de manière plus large.

Par la suite, elle tourne dans des blockbusters hollywoodiens tels que Le Choc des Titans, Prince of Persia : Les Sables du temps et plus récemment dans Hansel et Gretel : Witch Hunters et Players, mais aussi dans des productions à petits budgets, notamment Tamara Drewe, La Disparition d’Alice Creed, Byzantium et Song for Marion. En 2014, Gemma Arterton tourne son premier long-métrage en langue française Gemma Bovery, réalisé par Anne Fontaine, dans lequel elle partage l’affiche avec Fabrice Luchini.

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JEUNESSEGemma Christina Arterton est née le 2 février 1986 à Gravesend dans le Kent, en Angleterre, elle est la fille de Sally-Anne Arterton (née Heap), femme de ménage, et de Barry Arterton, soudeur. Née avec une polydactylie, ayant eu un doigt supplémentaire à chaque main, qui lui furent enlevés chirurgicalement étant petite, et ayant une oreille froissée, elle a été élevée, avec sa sœur, Hannah Jane, par leur mère dans un logement social de la ville de Gravesend ; ses parents ont divorcé quand elle avait cinq ans. Adolescente, elle a fait partie d’un groupe punk « douteux », Violent Rose. Concernant cette expérience, elle dira : « Nous étions des filles punks névrosées, je pense que c’est mon truc. Je suis une punk rock star en dessous qui meurt d’envie de sortir». À seize ans, celle qui se destinait à devenir chanteuse s’est tourné finalement vers le métier d’actrice après avoir vu Björk dans le film Dancer in the Dark, de Lars von Trier. Après avoir suivi la Gravesend Grammar School for Girls, à Gravesend, elle a suivi un cours d’arts du spectacle au Théâtre Miskin à Dartford, puis poursuivit sa formation à la Royal Academy of Dramatic Art de Londres. Ayant obtenu une bourse afin de rentrer à la Royal Academy, elle débarqua à Londres sans un sou et dut, pour payer son loyer, travailler comme vendeuse de maquillage et comme hôtesse dans un karaoké-bar, le Duke of Sussex. Elle dira plus tard qu’à l’Académie, elle était l’Eliza Doolittle de la classe, en référence au personnage de My Fair Lady, car les élèves étaient tous de milieux aisés.

En 2006, elle travailla comme hôtesse de karaoké dans le karaoké bar Honest’s Dave. Elle dira : « C’est un pub rugueux de gangsters près de Waterloo. Le propriétaire, ‘Honest Dave’, a dit que « si les choses devenaient tendues, qu’il fallait chanter la chanson de Titanic » – My Heart Will Go On de Céline Dion. Je l’ai fait et ça les a refroidis». Elle côtoie les planches du Cours Florent lors de ses passages en France, et de ce fait parle couramment le français.

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CARRIERE – Les débuts : Elle débute en jouant dans le téléfilm Capturing Mary, alors qu’elle était encore à l’école d’art dramatique et fait ses débuts au théâtre en incarnant Rosaline dans la pièce Peines d’amour perdues, de William Shakespeare, qui est joué au Théâtre du Globe de Londres en 2007. Elle est engagée pour jouer le rôle de Kelly Jones dans la comédie St. Trinian’s, sortie en salles en 2007 qui marque ses débuts au cinéma. Lors de l’audition pour le personnage, elle se retrouva en face de Sienna Miller, pensant qu’elle « n’avait aucune chance », mais quand Arterton a finalement obtenu le rôle de Kelly, elle a dit qu’elle a « sauté si haut » que sa « tête à touché le plafond ».

Bien que le film ait rencontré un accueil négatif de la part des critiques, le film remporte un succès commercial au box-office britannique et a rapporté plus de 29 millions de $ de recettes mondiales. Aux États-Unis, le film, ayant connu une sortie limitée, est distribué durant une semaine et ne rapporte que 15 000 $. La prestation de la jeune actrice de vingt-et-un ans ne passe pas inaperçue puisqu’elle obtient deux nominations, la première, au Empire Awards, dans la catégorie meilleure nouvelle venue et la seconde, au National Movie Awards dans la catégorie meilleure actrice. Deux années plus tard, elle reprendra son rôle dans la suite, St. Trinian’s 2 : The Legend of Fritton’s Gold, qui rencontre un échec critique similaire au premier volet, et rencontre un succès commercial inférieur par rapport à l’opus précédent.

Elle tient par la suite un second rôle dans RocknRolla, film de gangsters réalisé par Guy Ritchie, dans lequel elle se retrouve dans une prestigieuse distribution tels que Gerard Butler,Thandie Newton et Mark Strong.

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CARRIERE – La consécration : En 2008, elle se fait remarquer en tournant aux côtés de Daniel Craig et Mathieu Amalric dans le 22e James Bond Quantum of Solace. Choisie parmi près de 1 500 candidates, elle y joue Strawberry Fields, une employée du MI6 chargée de ramener James Bond en Angleterre. Son personnage est décrit comme un « rôle de taille enviable » et qu’elle décrit elle-même comme « la crêpe de la pensée de l’homme». Le film reçoit un accueil critique positif mais modéré et obtient un succès commercial, avec 586 millions de $ de recettes mondiales, devenant ainsi le plus grand succès cinématographique au box-office de l’actrice. En France, le long-métrage réunit 3,7 millions de spectateurs. Elle obtient l’Empire Award du meilleur espoir pour sa prestation. La même année, elle tient le rôle-titre de la mini-série Tess of the D’Urbervilles, adaptation du roman de Thomas Hardy par la BBC et incarne Elizabeth Bennett dans Orgueil et Quiproquos, version parodique et humoristique du roman Orgueil et préjugés, écrit par Jane Austen.

En 2009, elle est dans la riche distribution de la comédie Good Morning England, de Richard Curtis. En 2010, elle est engagée pour incarner Io dans Le Choc des Titans, deLouis Leterrier, remake du film de 1981, dans lequel elle joue aux côtés de Sam Worthington. Le film est mal accueilli par la critique, mais remporte un succès au box-office avec 493 millions de $ de recettes mondiales et près de 1,9 million d’entrées en France. La même année, elle joue le rôle de la princesse Tamina dans le film Prince of Persia : Les Sables du temps, adaptation cinématographique du jeu vidéo éponyme réalisé par Mike Newell. Afin de se préparer au rôle, elle s’est mise à l’équitation à Madrid avant le tournage. L’accueil critique est également mitigé et rapporte 335,4 millions de $ de recettes mondiales, malgré l’échec sur le territoire américain. Prince of Persia est également un succès sur le territoire français, avec 2,2 millions d’entrées.

Ne se cantonnant pas aux superproductions, elle retourne en Angleterre, où elle enchaîne avec deux productions indépendantes où elle tient les rôles-titres : La Disparition d’Alice Creed, dans lequel elle incarne une jeune femme riche kidnappée par deux hommes et Tamara Drewe de Stephen Frears (adapté du roman graphique éponyme de Posy Simmonds), dans lequel elle interprète une jeune et jolie journaliste qui revient dans son village natal et sème le trouble auprès de plusieurs hommes. Les deux films rencontrent un accueil critique favorable et rencontre un certain succès en salles, notamment pour Tamara Drewe qui rapporte plus de 11 millions de $ de recettes mondiales. En France, Tamara Drewe réunit près de 596 000 spectateurs. Ses deux performances lui valent une nomination au British Academy of Film and Television Arts.

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ENTRE THEATRE ET CINEMA : Tout en continuant une carrière cinématographique, elle fait son retour au théâtre la même avec la pièce The Little Dog Laughed (en), pièce écrite par Douglas Carter Beane (en)et joué au Garrick Theatre, à Londres. De novembre 2010 à janvier 2011, elle est à l’affiche d’une autre pièce, Solness le constructeur, d’Henrik Ibsen et joué au Almeida Theatre à Londres, dans lequel elle partage la vedette avec Stephen Dillane. Elle participe à la pièce The Children’s Monologues, mise en scène par Danny Boyle, joué auThéâtre Old Vic.

Elle devait initialement jouer le rôle de Catherine Earnshaw dans une nouvelle adaptation cinématographique des Hauts de Hurlevent, mais s’est retiré du projet, elle sera remplacée par Kaya Scodelario. Du 30 novembre au 8 décembre 2012, elle fait partie du jury du 12e Festival international du film de Marrakech. Le jury est présidé par John Boorman, et dans lequel on retrouve notamment James Gray, Lambert Wilson ou encore Marie-Josée Croze.

En 2012, elle est à l’affiche de deux films britanniques présentés au Festival de Toronto, Byzantium, film de vampires réalisé par Neil Jordan et Song for Marion, comédie dramatique dans lequel elle incarne une jeune et pétillante chef d’une chorale. Sortis en 2013, les longs-métrages sont accueillis favorablement, mais rencontrent chacun un résultat différent au box-office, Byzantium obtenant un échec, Song for Marion un petit succès.

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En 2013, faisant un détour dans un blockbuster, elle incarne le rôle de Gretel, dans le film Hansel et Gretel : Witch Hunters aux côtés de Jeremy Renner qui lui, incarne Hansel. Il s’agit d’une continuation cinématographique du conte traditionnel du xviie siècle Hansel et Gretel, les deux personnages éponymes formant un duo de chasseurs de sorcières. Si les critiques ont émis un avis défavorables, il rencontre toutefois un énorme succès au box-office avec 225,7 millions de $ de recettes mondiales et totalise plus de 850 000 entrées. La même année, elle partage l’affiche avec Justin Timberlake et Ben Affleck dans le thriller Players. Le film ne rencontre pas un franc succès critique et public, avec seulement 62,7 millions de $ de recettes mondiales et 383 000 spectateurs sur le territoire français.

En 2014, elle joue pour la seconde fois le rôle-titre dans une adaptation d’un roman graphique de Posy Simmonds (après Tamara Drewe de Stephen Frears en 2010), Gemma Bovery, publié en 1999, inspiré du roman Madame Bovary de Gustave Flaubert. Gemma Bovery est son premier film français, réalisé par Anne Fontaine, où elle partage la vedette avec Fabrice Luchini. Malgré un bon accueil critique, le film n’obtient pas le succès escompté en salles avec près de 570 000 entrées. La même année, elle est à l’affiche du thriller The Voices de Marjane Satrapi, aux côtés de Ryan Reynolds.

En 2008, Gemma Arterton est le visage du parfum Bond Girl d’Avon, lancé en octobre de la même année. Ayant déjà commencé une série de publicités pour Avon, Arterton a demandé en mai 2008 un rôle aux côtés de Kate Moss pour la marque Rimmel, mais fut bloqué en raison des conditions contractuelles conformément à son contrat chez Avon. Elle s’est mariée en toute discrétion en Espagne le 5 juin 2010. La jeune actrice a dit oui à son fiancé Stefano Catelli lors d’une cérémonie en plein air dans le petit village de Zuheros, en Andalousie. En 2013, elle s’est séparée de son époux. Elle vit aujourd’hui avec un assistant réalisateur.

Source : Wikipédia

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FILMOGRAPHIE COMPLETE :

2016 She Who Brings Gifts  
2015 Keys To The Street Mary  
2014 Inside No.9 – Saison 1Episode 3 Gerri   
2014 Crooked House  
2014 Gemma Bovery Gemma Bovery  
2014 The Voices Fiona  
2013 Hansel & Gretel : Witch Hunters Gretel  
2013 Players Rebecca Shafran  
2013 Song for Marion Elizabeth  
2012 Byzantium Clara Webb  
2012 It’s Getting Late (court-métrage)  
2011 Astonish Me (court-métrage) La Guide  
2010 Le Choc des Titans Io  
2010 Le Voyage extraordinaire de Samy  
2010 Prince of Persia : les sables du temps Tamina  
2010 Tamara Drewe Tamara Drewe  
2009 Good Morning England Desiree  
2009 La Disparition d’Alice Creed Alice Creed  
2009 Perfect (court-métrage) Poppy  
2009 St Trinian’s 2 Kelly  
2008 Orgueil et quiproquos – Saison 1 Elizabeth Bennet  
2008 Tess of the d’Urbervilles – Saison 1 Tess Durbeyfield  
2008 Quantum Of Solace l’Agent Strawberry Fields  
2008 RockNRolla June  
2008 Three and Out Frankie  
2007 Capturing Mary Liza  
2007 St Trinian’s – Pensionnat pour jeunes filles rebelles Kelly  

Source : allociné

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Gemma Arter­ton raconte les dessous des super­pro­duc­tions holly­woo­diennes

A 28 ans, Gemma Arter­ton a tourné dans plusieurs block­bus­ters, dont un James Bond. Des expé­riences qui ne lui ont pas laissé de très bons souve­nirs. En 2008, Gemma Arter­ton s’est fait connaître du grand public en incar­nant Straw­berry Fields, un offi­cier du MI6, dans Quan­tum of Solace, aux côtés de James Bond /Daniel Craig. Un rôle qui lui a ouvert de nombreuses portes. En 2010, elle était ainsi à l’af­fiche de deux autres block­bus­ters, Le Choc des Titans et Prince of Persia : Les Sables du temps.

Des expé­riences uniques qui en rendraient jaloux plus d’un, mais que la craquante Anglaise n’a pas tant appré­ciées que ça. « Je sais, ça fait rêver tout le monde. Mais c’est en fait assez ennuyeux », confie-t-elle dans une inter­view à Madame Figaro. Ce qu’elle n’a pas aimé : le manque de spon­ta­néité et de chaleur humaine : « On vient vous cher­cher comme si vous étiez une porce­laine de Sèvres, on vous emmène sur le plateau, on vous demande de dire vos répliques. Il y a un monde fou. On ne connaît personne, puis on vous ramène à votre cara­vane », raconte la star.

Autre souci : une actrice de super­pro­duc­tion doit être au top physique­ment. « En plus, on vous demande d’être belle, alors que je me trouve fran­che­ment moche », assure Gemma Arter­ton. De la fausse modes­tie ? Non, un regard lucide sur ce qu’elle pensait d’elle à l’époque : « Mais si, voyons. J’avais 20 ans, personne ne m’avait jamais rien dit. Surtout pas ma mère, dont l’édu­ca­tion inter­di­sait ce genre de compli­ment. Et à l’école, j’étais la petite pote­lée avec des cheveux raides et des cuis­sots à la place de jambes. »

En couple avec un Français, la jolie rousse vit entre Paris et Londres. Si elle explique aimer ce qui est beau, elle n’est pas de la même trempe que sa compa­trioteVicto­ria Beck­ham, « toujours parfaite et sous contrôle ».  « J’aime les belles robes, les belles matières, les belles coupes. J’aime le glamour. Mais j’aime aussi le confort d’un vieux jean. Je n’ai pas le temps de m’ha­biller, de me maquiller, confie-t-elle. J’aime m’oc­troyer la liberté de mettre le matin ce que je trouve au saut du lit. À Paris, je circule à vélo ou en métro, et à Londres, en bus. Alors les robes et les stilet­tos pschitt… ce n’est pas pour moi. » Déci­dé­ment, elle n’a pas grand-chose à faire à Holly­wood.

Source

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Gemma Arterton, alias « Gemma Bovery »: « Je suis une grande timide » !

INTERVIEW – Elle joue la voisine anglaise et le fantasme de Fabrice Luchini dans « Gemma Bovery », adaptation d’un roman graphique de Posy Simmonds par Anne Fontaine. La comédienne anglaise Gemma Arterton nous parle de son premier film avec une réalisatrice et de sa nouvelle passion pour la France.

Votre prénom est-il votre seul point commun avec le personnage ?
Pas du tout. Je m’identifie beaucoup à Gemma. Elle est assez introvertie, un peu distante. Ce qu’il m’arrive d’être en société car, contrairement aux apparences, je suis une grande timide. Comme elle, je suis aussi une éponge : j’adore m’imprégner des autres cultures.

En apprenant le français pour un rôle par exemple ?

En effet. Je ne parlais pas un mot avant le film mais aujourd’hui, je peux faire mes interviews en français. J’ai pris des cours en Angleterre et j’ai déménagé à Paris pour apprendre. J’y ai rencontré mon fiancé et j’ai gardé mon appartement : je vis désormais entre Londres et la France. Ce film a changé ma vie.

Vous aviez lu Madame Bovary ?

Bien sûr, c’était la moindre des choses car elle et mon personnage sont au fond identiques: ce sont deux femmes passionnées et insatisfaites qui espèrent qu’il y a toujours mieux ailleurs. Comprendre Emma Bovary, c’était comprendre une partie de la personnalité de Gemma, même si celle-ci est résolument plus moderne et moins drama queen que l’héroïne de Flaubert.

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C’est la première fois que vous tournez avec une femme…
Et j’ai adoré ! Vous savez, un réalisateur, même avec une sensibilité féminine, reste un homme. Avec une autre femme, c’est plus évident : nous nous comprenons parfois sans nous parler. Et puis, il est très agréable de travailler avec Anne qui accorde autant d’importance à l’acteur qu’ à la technique…Ce n’est pas toujours le cas, surtout aux Etats-Unis.

Après Tamara Drewe, hésitiez-vous à jouer dans une autre adaptation de Posy Simmonds ?
Un peu. Le pire pour un acteur, c’est de se répéter : ça limite l’imagination des réalisateurs. Mais l’occasion de tourner en France avec Anne et Fabrice était trop belle.

Justement, un mot sur Fabrice Luchini ?

C’est un acteur de génie, un homme brillant, avec des moments de folie intense. Il aime jouer avec son image publique et faire le show : il me rappelle certains confrères britanniques.

Y a-t-il d’autres réalisateurs francophones avec lesquels vous aimeriez travailler ?

Leos Carax. Il est inimitable, visionnaire, sans concessions. C’est l’un des derniers grands artistes de notre époque. Et si les Dardenne ont un rôle pour moi, je ne dis pas non !

Source

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GEMMA ARTERTON, LA BRIT’ GIRL QU’ON ADORE !

Le registre de la brillante et ravissante British Gemma Arterton va de Shakespeare à James Bond. Elle incarne aujourd’hui Gemma Bovery, sous la direction d’Anne Fontaine. Rencontre avec une d’ores et déjà grande actrice.

Quand Posy Simmonds publia, en 1999, son roman graphique intitulé « Gemma Bovery », elle n’imaginait pas que, quinze ans plus tard, la réalisatrice Anne Fontaine irait chercher une actrice dont le prénom serait justement Gemma pour interpréter son héroïne. Heureuse coïncidence et hasard troublant. Car Gemma Arterton incarne, à 28 ans, une Gemma Bovery d’exception. Candide, lasse, sensuelle, obscure et ravissante de surcroît, elle ensorcelle un Fabrice Luchini déconcerté. Dans le passé, Gemma a joué dans un James Bond (« Quantum of Solace ») et déclamé du Shakespeare au théâtre. Son registre est large et son ambition palpable. Elle vient d’achever de tourner sous la direction de son amie la dessinatrice et réalisatrice iranienne Marjane Satrapi et elle se lancera bientôt dans une comédie musicale. Diablement anglaise à l’écran, elle pourrait passer pour une Italienne à la ville. Gageons que Gustave Flaubert en aurait été fou.

Vous incarnez dans « Gemma Bovery » une héroïne qui porte votre prénom. Est-ce une coïncidence ?

Totalement. En Grande-Bretagne, Gemma est un prénom plutôt rare. C’était une sensation bizarre d’entendre mon prénom pendant le tournage sans savoir si on parlait de moi ou de mon personnage.

Sur Wikipédia, dont on peut se méfier, il est mentionné que vous avez joué dans le groupe de rock punk Violent Rose et que, beaucoup plus étrange, vous êtes née avec une polydactylie, autrement dit, avec six doigts à chaque main. Vrai ?

Oui, absolument. Le groupe, c’était à l’adolescence, et, pour les doigts, c’était il y a bien plus longtemps encore ! Six doigts ! Si j’avais été pianiste, cela aurait été formidable. En vérité, c’est une bizarrerie familiale. Mon père et mon grand-père sont nés avec six doigts également.

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Désolé pour ces questions stupides, mais, tout de même, c’est original…

Je le reconnais. Marjane Satrapi adore cette partie de ma biographie ! Je joue dans son prochain film, « The Voices ». C’est un film d’horreur… mais très drôle.

Vous avez tourné dans des films aux registres extrêmement différents…

J’aime les films dramatiques, inventifs. Je viens du théâtre. Par exemple, dans les films d’horreur comme « Byzantium», où je joue un vampire, il faut accuser les effets, hurler, crier, et j’aime ça. Il faut dire que, dès le début, j’ai eu de la chance. On m’a proposé beaucoup de choses et j’ai tout accepté. J’ai suivi mon instinct. Cela fait sept ans que je fais ce métier et je n’ai jamais eu de plan de carrière. J’aime varier les rôles, passer d’un style à l’autre. Désormais, je choisis mieux mes personnages. Je vais bientôt tourner dans une comédie musicale à Londres. J’adore chanter. Presque plus que jouer. C’est plus physique, cela vient des tripes. A l’école, on me choisissait toujours pour chanter, mon corps est un instrument…

Pourquoi avoir accepté le rôle de Gemma Bovery ?

J’aime son côté « very british ». Pourtant, quand j’ai reçu le scénario, j’étais dubitative. Il est tiré d’un roman graphique de Posy Simmonds. Or, j’avais déjà joué dans un film adapté d’un de ses livres [« Tamara Drewe », réalisé par Stephen Frears, ndlr]. Je craignais de me répéter. En fait, les films sont très différents. Et le scénario m’a plu. Il est vivant. J’ai été émue par le personnage de Gemma. Elle est perdue, elle cherche une chose qu’elle ne trouvera jamais. C’est drôle et, en même temps, désespéré. Anne Fontaine est une réalisatrice passionnante.

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Vous aimez tourner avec une femme ?

Beaucoup. On peut être libre. Je ne dis pas que c’est impossible avec un homme mais, avec un réalisateur, une distance s’instaure toujours. Entre femmes, on se comprend mieux. Dans le cas du personnage de Gemma Bovery, il n’est pas évident de comprendre ce qu’elle cherche. Anne et moi avons travaillé en symbiose. D’abord, parce que je jouais en français pour la première fois. J’ai dû apprendre cette langue en cinq mois…

Ce fut la partie la plus difficile du tournage?

Oui, car je ne devais pas me laisser envahir par le stress. Mon personnage est en proie à une sorte de nonchalance. Je voulais jouer l’intention, jamais l’émotion. Ce sont les spectateurs qui doivent la ressentir. Je devais éviter de me focaliser sur la langue française. Pour me décontracter, je pouvais boire un verre ou deux. Mais je ne pouvais pas boire tout le temps ! Et puis, quand Gemma parle français, elle change de voix. Elle parle comme une petite fille car elle n’est plus sûre d’elle.

Diriez-vous que ce film est très français ?

Non. Il est tiré d’un livre anglais inspiré d’un roman français. C’est un mélange de cultures. L’aspect normand du film, les scènes à Veules-les-Roses, dansla cathédrale de Rouen, et son parfum complètement bobo, tout cela est suprêmement français mais son humour reste anglais, dans la façon qu’ont les personnages de se rater sans cesse.

Vous êtes née dans une famille ouvrière. Cela compte pour vous ?

Bien sûr. Mon père, ma mère, toute ma famille depuis plusieurs générations appartient à la classe ouvrière. Je suis issue de ce milieu et j’en suis fière. C’est très dur de débuter et de percer dans le monde artistique quand on vient de là. Faire du cinéma, sauf peut-être avec Ken Loach connu pour ses films sociaux, ce n’est pas donné ! Moi, j’ai toujours joué dans des films glamour ou déjantés. J’ai commencé avec un James Bond et j’ai enchaîné avec des rôles de princesse. Aujourd’hui, j’aimerais qu’on me propose un rôle qui me rapprocherait de ma famille, de son histoire, de son patrimoine.

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Comment expliquez-vous votre ascension sociale ?

Ma mère a toujours été très libre et j’ai toujours voulu être une actrice. Mes parents me soutenaient tout en considérant que c’étaient des rêves d’enfant. Nous sommes de la région de Douvres, dans le Kent. Je suis partie étudier à Londres. J’ai exercé plein de petits boulots. J’ai même été hôtesse de bar dans un karaoké fréquenté par des gangsters ! Heureusement, j’ai obtenu une bourse de l’Etat. En vérité, je voulais prouver au monde que je n’étais pas seulement une fille de prolétaires.

Vous ne ressemblez pas physiquement à une Anglaise…

J’ai du sang français et allemand par ma mère, mais mon père est très brun de peau et je lui ressemble beaucoup. On nous prend souvent pour des Italiens. J’aimerais faire des recherches sur mon arbre généalogique. Je sais que des gens s’en chargent quand on devient un people. Si ma carrière décolle, je saurai peut-être d’où je viens ! En Grèce, on croyait que j’étais française. J’en étais fière car les Françaises sont magnifiques.

Vos projets ?

Après la comédie musicale, je vais me lancer dans la production avec des femmes. Il n’y a pas tant de bons rôles pour les femmes. Cate Blanchett s’en plaignait récemment. Même elle ! Pourtant, le public au cinéma est majoritairement féminin.

Dans « Gemma Bovery », vous mangez beaucoup de pain. Vous continuez ?

J’en ai tellement mangé que j’ai eu mal à l’estomac pendant tout le tournage. Mais, en France, le pain est une religion, et j’étais folle de cette religion-là. Le pain est sensuel comme la peau.

Source

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Gemma Bovery: Gemma Arterton, le feu et la grâce !

Propos recueillis par , publié le 10/09/2014 à 16:49

L’actrice britannique révélée par Tamara Drewe s’impose dans le film Gemma Bovery, d’Anne Fontaine, relecture décalée et captivante de Madame Bovary.

De la courbe de ses cils aux reliefs de sa bouche charnue, tout est grâce, douceur et volupté. Mais son regard vif traversé d’éclairs et sa voix rauque dévoilent l’autre facette de cette comédienne engagée. Féministe activiste, pasionaria et ancienne punk, à seulement 28 ans, Gemma Arterton a du cran et une capacité étonnante à passer de rôles hollywoodiens à un cinéma d’auteur qu’elle soutient de toutes ses forces. On l’a vue en James Bond girl, aux côtés de Daniel Craig (Quantum of Solace), en princesse dans Prince of Persia, puis en Lolita abrasive et sombre dans Tamara Drewe, de Stephen Frears …

Mais le rôle qu’elle interprète aujourd’hui dans Gemma Bovery, d’Anne Fontaine, adaptation du roman graphique de l’écrivain Posy Simmonds, est du sur-mesure : incarnation d’une héroïne flaubertienne contemporaine, l’actrice excelle dans un inattendu face-à-face avec Fabrice Luchini, avec lequel elle partage, outre le talent, une passion dévorante pour la littérature.

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Qu’est-ce qui vous a attirée dans Gemma Bovery?

J’ai été fascinée par ce personnage féminin hors du temps, mais très moderne. Je connais beaucoup de femmes de mon âge qui pourraient se reconnaître en Emma Bovary : affectivement insatisfaites, luttant contre leurs pulsions, partagées entre un désir de liberté et une crainte de perdre le confort, les apparences. Gemma Bovery est anglaise et se retrouve à vivre ce conflit intérieur lors d’un séjour en Normandie. Il est impossible de dire à quelle époque se situe ce film : mes vêtements, mes coiffures et les paysages pourraient évoquer autant le temps de Flaubert que le nôtre. Et les questionnements restent les mêmes. J’avoue ne m’être jamais autant reconnue dans un rôle.

En quoi ce personnage vous ressemble-t-il?

La dualité, le doute. La sensation de ne pas savoir gérer des forces antinomiques. Je viens d’un milieu humble, ouvrier, et j’ai vécu une adolescence double : d’un côté, j’étais la bonne élève qui passait des heures à lire tous les romans qu’elle trouvait ; de l’autre, en cachette, j’étais dans un gang de punks agressifs et je rêvais d’être une rock star… J’ai décidé de faire du cinéma après avoir vu Björk dans Dancer in the Dark (Lars von Trier). Quand, plus tard, j’ai lu Madame Bovary, j’ai retrouvé en elle la même force abrupte et libératoire du punk. Et le même romantisme décadent.

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Fabrice Luchini a dit de vous: « Gemma a cette perfection et ce génie que possèdent les comédiens anglo-saxons. Lorsque nous entendions « moteur », nous étions comme deux incons cients qui se comprenaient, s’aimaient et se respectaient. » Qu’est-ce qui vous fascine chez lui ?

Son incroyable talent, son sens de l’humour acéré. Notre rencontre a été très drôle. Il m’a invitée chez lui quatre mois avant le tournage. Je le regardais parler et faire de grands gestes en marchant dans la pièce… Je ne comprenais pas un seul mot de ce qu’il disait – j’ai appris le français juste après, grâce à de longs séjours en France. Fabrice ne parlait pas anglais, mais je connaissais les écrivains français qu’il me citait – Stendhal, Proust… Et je ressentais sa passion pour les mots, la littérature – il a appelé sa fille Emma à cause de Flaubert -, tout comme sa capacité à improviser. Et puis, son côté rebelle, assez fou. Aucun autre homme dans le cinéma ne m’a autant subjuguée.

Votre passion pour le cinéma indépendant vous a menée à créer une société de production, Rebel Park Productions …

J’ai eu de mauvaises expériences à Hollywood : c’est un monde très misogyne, écrasant pour une femme. Etre la copine de 007 et jouer dans des films bankable n’est pas mon but dans la vie. J’ai créé Rebel Park Productions avec deux copines pour donner plus d’opportunités aux femmes : actrices, scénaristes et comédiennes. On tournera notre premier long-métrage en 2015 : l’histoire d’Unity Mitford, une aristocrate londonienne obsédée par Hitler, qu’elle a rencontré et aimé maladivement. Le sujet est très controversé, mais passionnant.

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Vous vous revendiquez féministe. Quel sens a ce terme pour une femme de votre génération ?

Certainement pas celui de nos mères. On ne voit pas les hommes comme des oppresseurs à abattre, ce n’est plus la même bataille… Nous voulons la parité. Etre féministe n’est plus un tabou ! Keira Knightley, avec laquelle je rêve de travailler, est une féministe. Ça ne l’empêche pas d’être sophistiquée, féminine et de jurer comme un camionneur.

Après avoir été encensée au théâtre dans Peines d’amour perdues de Shakespeare, vous remontez sur les planches en octobre, à Londres, dans la comédie musicale Made in Dagenham. De quoi s’agit-il ?

C’est une adaptation du film We Want Sex Equality, l’histoire vraie d’une ouvrière qui décide, en 1968, de se battre parce que les hommes sont mieux payés que les femmes dans l’usine Ford où elle travaille. A l’époque, la grande grève qu’elle avait organisée était passée inaperçue mais, quarante ans plus tard, le film a mis en valeur la lutte de ces femmes courageuses. Je crois profondément que reconnaître le passé et le dire haut et fort est un passage fondamental pour changer notre avenir. Et puis, j’y concrétise mon rêve d’adolescence : chanter.

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Fabrice Luchini est chargé de faire la promo­tion de Gemma Bovery, le nouveau film d’Anne Fontaine dans lequel il joue au côté de Gemma Arter­ton. La rencontre avec sa parte­naire à l’écran n’a pas laissé insen­sible l’acteur français qui n’en revient toujours pas de la beauté de la jeune femme.

Flau­bert, cela fait bien long­temps que Fabrice Luchini en est amou­reux. Sur scène, l’ac­teur a souvent dit des textes de l’au­teur du XIXe siècle. En revanche, cela fait peu de temps que l’ac­teur est tombé sous le charme de Gemma Arter­ton. Depuis le tour­nage de Gemma Bovery préci­sé­ment, adap­ta­tion du roman graphique de Posy Simmonds qui a trans­posé Madame Bovary dans notre époque contem­po­raine.

C’est devant la caméra d’Anne Fontaine que la sculp­tu­rale actrice britan­nique a tapé dans l’œil de Fabrice Luchini. Un coup de foudre artis­tique et plato­nique bien évidem­ment, mais dont l’ac­teur s’est amusé pour les besoins d’un teaser du film. Dans cette petite vidéo, Luchini est dithy­ram­bique pour sa jeune parte­naire. «L’état dans lequel m’a mis cette femme est unique, s’em­balle-t-il avec la faconde qu’on lui connaît.

Cette femme est une promesse, une promesse qui est à la hauteur de tout ce que vous avez de plus génial dans votre désir.» Il pour­suit: «C’est une femme qui va vous mettre dans un état… c’est hallu­ci­nant.» Avant de quali­fier Gemma Arter­ton de «bombe atomique». Et d’ajou­ter, l’œil qui pétille: «Et je peux vous dire que j’en ai eu dans les mains, des bombes. Mais là, on est au-delà.»

On ne peut pas donner tota­le­ment tort à Fabrice Luchini, tant la beauté de Gemma Arter­ton fait des ravages depuis 2008 et son appa­ri­tion en James Bond Girl dansQuan­tum of solace. Depuis, que ce soit dans Prince of Persia, Tamara Drewe, Hansel et Gretel ou plus récem­ment Players avec Justin Timber­lake, nombreux sont ceux qui ont craqué devant sa beauté incen­diaire. Au vu de la bande-annonce de Gemma Bovery, qui sort en salles le 10 septembre prochain, Gemma Arter­ton devrait à nouveau faire monter la tempé­ra­ture devant la caméra d’Anne Fontaine qui n’a pas son pareil pour mettre les femmes en lumière, comme dans son précé­dent film, le sulfu­reux Perfect Mothers.

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GEMMA ARTERTON: L’ANGLAISE LA PLUS SEXY DU MOMENT !

LA FILLE LA PLUS SEXY DU MOMENT ? GEMMA ARTERTON. LES LOUPS DE TEX AVERY S’ÉVANOUISSENT SUR SON PASSAGE, LES CINÉASTES ROUGISSENT À L’IDÉE DE LA FILMER. MAIS PAS MARJANE SATRAPI QUI VIENT DE FAIRE DE L’ANGLAISE L’HÉROÏNE DE SON NOUVEAU FILM, « THE VOICES ».

La voix de Gemma Arterton est chantante. C’est la voix d’une fille de 29 ans qui semble à l’aise partout où elle se trouve. La voix de celle que tout amuse. On y entend de l’étonnement, de l’ironie, du mordant. Du chien. Mais les chiens, même les plus joueurs, même les plus féroces, n’ont pas un dixième de son caractère. « Je suis à prendre ou à laisser. Je voudrais me déplacer tout le temps, ne jamais m’arrêter. » Gemma Dynamo, dont aucune description ne réussit à saisir la vitesse, le rire.

Le fait est que l’actrice fait les choses comme on danse, ou comme on chante, ça ne traîne pas, non. Ça ne fait pas semblant, non. Ça laisse peu de chose derrière elle. La Londonienne a cette capacité d’inventer des pas rapides et gracieux sur un tempo qu’elle seule connaît, et sur la seule base de ne jamais se retourner. Heureusement pour nous, qui sommes plus lents qu’elle, elle laisse des films dans lesquels elle joue la comédie. Au sens fort du terme : toute la gamme de jeu y passe. Il n’y a pas un genre qu’elle n’aborde avant d’en changer dans les minutes qui viennent. Trop d’actrices s’enferment dans une image sans pouvoir en sortir ? Gemma Arterton est notre consolation.

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« Marjane est la réalisatrice parfaite pour moi »

La preuve est donnée dans The Voices. Qui marque le retour au cinéma de Marjane Satrapi, l’auteur de Persepolis, qui continue à imaginer un cinéma qui ressemblerait à la folie douce. Cette fois, Marjane est allé tourner dans des studios berlinois pour mieux délirer l’Amérique. Pour inventer un village américain qui ressemblerait au Twin Peaks de David Lynch. On connaît à force ce genre d’endroit : des alignements de maisons similaires et pimpantes, un bar dans lequel on peut se retrouver le soir après le travail, un resto chinois où des sosies asiatiques d’Elvis font le vendredi des spectacles de karaoké.

Un endroit où, quand on est un homme, on peut exercer sans éveiller les soupçons le job de manutentionnaire dans une fabrique de Frigidaire. C’est le boulot qu’exerce Ryan Reynolds (l’ex de Scarlett Johansson, abonné aux films d’horreur). Il porte ici toute la journée une salopette rose, mais ce n’est qu’un détail. Le soir, quand il rentre chez lui, il parle à son chien et à son chat. Puis il ouvre la porte de son frigo et là, il commence à raconter sa journée à la tête – posée sur une assiette – de la dernière fille qu’il a découpée en morceau.

Oh, Ryan est amoureux, cette fois ! Il voudrait bien que Fiona, la jeune Anglaise qui a rejoint les bureaux depuis quelques mois, accepte de venir manger chinois avec lui. C’est bon, la gastronomie asiatique. « Le film est délirant. Donc, de tous les films que j’ai faits, c’est sans doute celui qui s’approche le plus de ma personnalité. De ce point de vue, Marjane est la réalisatrice parfaite pour moi. Elle manie des choses que j’aime par-dessus tout: le sarcasme et l’ironie. »

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Ce qui semble surtout aller comme un gant à Gemma, c’est la manière dont Marjane Satrapi mixe tous les genres à la fois, l’horreur et le fantastique, la rom-com et le style rétro, presque psychobilly, la tentation jamais très loin de verser dans la comédie musicale et celle, avouée, de dérégler tous les liens avec le réel. « Ça répond juste à son instinct. The Voices est profond. On croit d’abord que c’est une comédie, que ce mode un peu rose, un peu criard, va rester ainsi jusqu’au bout. Mais très vite, tout ça vire au noir. Les producteurs ont globalement eu peur de ça, peur de l’empathie naturelle avec le serial killer, peur du rire que le film suscite. Mais ce rire vient de loin : Marjane, par son histoire, par son passé en Iran, est immunisée contre la violence. Elle la transforme en beauté. Je ne connais pas beaucoup de filles capables d’une telle chose. »

Sa « voluptuosité »

Pour autant, le film s’amuse tellement à manier l’art des montagnes russes (un coup, je mets les mains dans les tréfonds de l’inconscient monstrueux, un coup, je remixe Mary Poppins), qu’on se demande bien comment une actrice, fût-elle versatile, peut arriver à ajuster là quelque chose qui ressemble à un jeu : « La comédie est une rythmique et une grande exagération. D’instinct, je me suis calé sur Ryan. Il jouait la pulsion et j’ai joué son fantasme. J’ai joué cette fille comme le fantasme de tout homme naïf. » Mais Gemma Arterton EST le fantasme de tout homme. Qu’il soit naïf ou pas. Il suffit de voir ce corps ! Dans The Voices, elle est un rêve de pin-up, une fille roulée dans des formes somptueuses, un zeste de Marilyn, deux doigts de Bettie Page. Un corps sculptural, burlesque, qui se moque pertinemment des diktats minceur.

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Un corps si sexy, si ouvertement années 50 qu’il a pu intimider : « ‘Les cinéastes pour lesquels j’ai tourné jusqu’ici, à commencer par les femmes, avaient peur de moi, peur de mes cuisses, de mes seins, de mes fesses ! Mais comment filmer ça ! ? ! Marjane, non. Marjane n’a peur de rien en règle générale, et surtout pas d’un corps de femme. Au contraire, dans The Voices elle l’a célébré. Mais regarde… depuis six mois je joue une comédie musicale chaque soir à Londres, c’est très physique. Mon alimentation est devenue stricte. Pas de fromage, pas de chocolat, pas d’alcool, ma vie est terriblement boring. J’ai minci, OK, mais je me préférais dans The Voices. Là, j’étais au summum de ma voluptuosité ! » Voluptuosité est un terme merveilleux que le dictionnaire ne prend pas, mais qui dit mille fois mieux que volupté l’océan de sensualité qui se dégage de cette fille. Et puis, on l’excuse car, bien qu’elle nous reçoive à Londres, sa ville natale, elle a tenu à faire l’interview en français. « J’ai appris votre langue sur le plateau de The Voices. Tous les mercredis, Marjane imposait à tout le monde de ne me parler qu’en français pour que je fasse des progrès. Et maintenant, voilà… Je vis à Paris depuis deux ans, par amour pour un Français. »

« J’aime Paris, je peux y faire la fête sans être reconnue »

Son Paris est tout aussi lié au cliché romantique de la love story qu’il semble s’accorder à sa réalité de fêtarde : « J’aime Paris, je peux y faire la fête sans être reconnue. En France, je suis moins identifiée qu’en Angleterre (où sa célébrité a explosé en 2010 lorsqu’elle a joué Tamara Drewe pour Stephen Frears, ndlr) et puis à Londres, l’attitude est totalement différente vis-à-vis de la célébrité. Les Parisiens feignent l’indifférence quand les Londoniens vous interpellent sans arrêt. Ici, les gens qui ont une petite réputation se retrouvent dans des lieux, fermés de toute part, surprotégés, tels que le Soho Club, et ce n’est pas exactement ma conception de la vie. J’aime pouvoir aller où je veux, sortir, aller dans un bar avec mes amis, être complètement bourrée si j’en ai envie. »

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Londres, c’est pourtant l’endroit qui la rappelle sans cesse : aujourd’hui, elle joue cette comédie musicale, Made in Dagenham, et demain ce sera un autre projet anglais nommé A Hundred Streets, tourné dans le quartier où elle a grandi: « Chelsea, c’est plus que mon quartier, c’est une part entière de mon identité, c’est l’endroit où les pauvres et les riches ont vécu, dans une grande mixité, c’est presque un laboratoire social.

J’ai grandi chez les pauvres, ma mère était femme de ménage, ancienne punk, ancienne raveuse, artiste. On n’avait pas une thune. Aujourd’hui, je gagne assez pour vivre parmi les nouveaux riches. Mais tu restes toujours attachée à la rive depuis laquelle tu as regardé le monde. J’ai sur les nouveaux riches un regard amusé et, en retour, je peux avoir des jugements presque sévères sur certains traits de la working class. Je suis dans cet entre-deux qui me définit : Je ne veux pas m’enfermer. Je préfère prendre des risques. C’est plus amusant. »

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Gemma Arterton, une star se révèle !

2010 est une année faste pour l’actrice anglaise, à l’affiche de grosses distributions hollywoodiennes comme Prince of Persia et Le Choc des titans. Et brille dans deux films indépendants très réussis: La Disparition d’Alice Creed, de J. Blakeson, et le désopilant Tamara Drewe, de Stephen Frears.

Allô? Je suis dans le métro, à Londres, dit-elle d’une voix rauque. Vous m’entendez? » On entend parfaitement. On est aussi étonné: Gemma Arterton n’a donc pas de chauffeur? « Non, je déteste ça: on se sent coupé du monde. » Et c’est ce qu’il y a de terriblement attirant chez cette actrice, qui passe des blockbusters -Le Choc des titans, Prince of Persia- à des films indépendants, « so british » comme elle le dit si bien avec son accent cockney. Elle a beau avoir joué Shakespeare sur les planches, donné la réplique à Daniel Craig dans le dernier James Bond, Gemma, 24 ans, écoute toujours sa maman, femme de ménage, et son papa, ouvrier métallurgiste: « J’étais si fière d’avoir tourné des films à gros budget… Ils les ont trouvés nuls! » Diplômée de la Royal Academy of Dramatic Art de Londres, la comédienne a connu une ascension fulgurante depuis qu’elle a joué dans St Trinian’s, avec Rupert Everett et Colin Firth, en 2007.

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Dans Tamara Drewe, de Stephen Frears, qui sort le 14 juillet en France, Gemma a quelque chose d’une adolescente: un corps dont elle se sert pour mesurer son pouvoir de séduction, un côté petite fille qui réalise son rêve. Mais, dans La Disparition d’Alice Creed (sur les écrans le 30 juin), elle révèle une autre facette: punk, rebelle, troublante. Conversation avec une jeune femme puissante, drôle et directe… Une tempête dans une tasse de thé! 

Tamara Drewe est adapté du roman graphique de l’auteure anglaise Posy Simmonds. Comment décririez-vous ce personnage?

Avec son nez refait, ses jambes interminables, ses aspirations à la célébrité, Tamara est l’amazone londonienne du xxie siècle. Son retour dans son village natal est un choc pour la petite communauté qui y vit en paix. Une communauté excentrique, partagée entre écrivains, universitaires frustrés, une rock star au rancart et une population locale en déshérence. Tous sont attirés par Tamara dont la beauté pyromane et les divagations amoureuses éveillent d’obscures passions. Elle va provoquer un enchaînement d’événements aussi absurdes que tragiques.

Comment vivez-vous le grand écart entre films indépendants et grosses productions, comme Prince of Persia?

Je n’aurais jamais pensé devenir un jour une princesse Disney! Prince of Persia est un croisement entre Star Wars et Indiana Jones, un genre que je connais peu… Mais je me suis beaucoup amusée pendant le tournage: je n’ai jamais été sportive et, là, j’ai appris à monter à cheval, à faire des cascades, à me battre à l’épée et à lancer des couteaux… Quand j’étais petite, ma famille ne surnommait Blanche-Neige, car j’avais de longs cheveux noirs et la peau très blanche. Mais je suis un garçon manqué! Je ne ressemble pas à la princesse Amina et je n’arrive pas à croire que, aujourd’hui, il y a même une poupée à mon effigie. Cela dit, si j’ai pu faire du cinéma d’auteur, plus créatif, c’est aussi grâce à la visibilité que m’apportent ces films hollywoodiens.

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Comme Quantum of Solace, le dernier James Bond où vous envoûtez Daniel Craig?

J’ai lu des interviews d’ex-James Bond girls toujours en train de se justifier. Mais James Bond, c’est une institution « for God’s sake! » (Dieu soit loué!). Quand je serai vieille, je pourrai dire à mes petits-enfants: « Votre grand-mère a embrassé 007 ! »

Y a-t-il une différence entre les Britanniques et les Américains dans la façon de concevoir les scénarios, d’aborder le jeu?

Les acteurs britanniques ont souvent un background théâtral, ils sont les héritiers d’une tradition qui va de Shakespeare à Monty Python. Quand ils jouent, les Anglais sont dans l’instant présent, comme au théâtre. En revanche, les Américains, eux, se précipitent sur le moniteur après chaque prise pour contrôler leur performance à l’écran. Ce qui fait retomber la tension dramatique. Pour ce qui est des scénaristes, les Britanniques ont un sens profond de l’ironie, de l’autodérision, de l’absurde. Si les Américains ont tendance à faire triompher le bien, chez nous, le héros est souvent un looser. Même les situations les plus graves sont décrites de façon décalée… Parfois, nous sommes vraiment d’un cynisme cinglant, mais cela nous fait rire.

C’est le cas de La Disparition d’Alice Creed, thriller psychologique de J. Blakeson où vous incarnez la victime d’un enlèvement. Un huis clos si haletant que l’on finit par être pris d’un rire nerveux …

C’est le genre de cinéma indépendant anglais que j’adore. Un film violent, perturbant: on me voit nue, attachée à un lit, les yeux bandés et la bouche bâillonnée, à la merci de deux ravisseurs. Mais le dénouement est inattendu: Alice Creed n’est pas qu’une victime… Et ses bourreaux sont aussi redoutables qu’étrangement poétiques… Jouer ce personnage a été un challenge pour moi: tous les soirs, je rentrais à la maison en larmes et pendant le tournage, je piquais des fous rires. J’avais aussi peur de la réaction de mon père… Il a adoré! Ma nudité ne l’a pas dérangé. Désincarnée, clinique, elle évoque plutôt les photos de Guy Bourdin.

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Qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir actrice ?

A 16 ans, j’ai eu un choc en voyant Björk dans Dancer in the Dark, de Lars von Trier. A cette époque, je voulais être chanteuse, pas actrice. J’ai grandi dans la musique: le cousin de ma mère était le leader de Wreckless Eric, un célèbre groupe punk des années 1970. A la maison, on n’écoutait que du rock anglais! J’ai appris à jouer de la guitare et j’ai formé mon premier groupe à 14 ans, un « girls band » baptisé Violent Pink. Que des filles, dans le genre punk enragé! [Elle rit.] Je joue toujours, mais, aujourd’hui, je fais de la musique folk.

Comment êtes-vous arrivée à la Royal Academy of Dramatic Art?

Après avoir pris des cours dans une école de théâtre, j’ai gagné une bourse pour y entrer. J’ai quitté Gravesend, ma ville natale, dans le Kent -là où est enterrée Pocahontas!- et j’ai débarqué à Londres sans un rond. Pour payer mon loyer, j’ai travaillé dans une parfumerie, puis comme hôtesse dans un bar-karaoké, le Duke of Sussex, un lieu surréaliste ! A l’Académie, j’étais un peu l’Eliza Doolittle de la classe… Les élèves étaient issus de milieux aisés. Je me souviens de leurs conversations: « Mon père m’a montré le dernier Ken Loach. J’ai adoré, et toi? » Moi, je me demandais: « Qui est ce Ken Loach? » Je rattrape mon retard tous les jours. Mais je me pince encore pour être sûre que ce que je vis n’est pas un rêve.

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Comme Scarlett Johansson, vous avez une sensualité débordante, vous assumez vos formes voluptueuses …

J’aime le corps féminin, ses rondeurs, ses imperfections. Si on me demandait de maigrir pour un rôle, je refuserais. On peut toujours s’arranger avec des costumes, du maquillage et de bons éclairages. Et puis, on peut jouer avec ses défauts: pour contourner l’un de mes complexes, je me suis fait tatouer derrière mes oreilles, décollées, deux petits anges ailés !

Vos projets ?

Remonter sur les planches. En 2007, j’ai joué Peines d’amour perdues, de Shakespeare, au Globe Theatre: un souvenir merveilleux. A la rentrée, je serai dans une nouvelle pièce, mais je ne peux pas en dire plus. Quant au cinéma, le réalisateur italien Luca Guadagnino m’a offert l’un des plus beaux rôles qui m’aient été proposés. Si ça marche, le film -qui se situe dans les années 1970- sera tourné en Corse. Enfin, je rêverais de jouer le rôle de Courtney Love dans le film qu’elle aimerait faire sur son histoire avec Kurt Cobain.

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Gemma Arterton : Une bombe plantureuse et sexy en cuir pour  »Byzantium » !

On savait Gemma Arterton sanglante, torride et sulfureuse dans le film Byzantium très bientôt dans les salles obscures, on la sait aussi capable de vampiriser un tapis rouge en un éclair, un look, un sourire. A ce petit jeu, la ravissante Britannique de 27 ans est très forte.

Lors de la projection privée de Byzantium au Charlotte Street Hotel de Londres ce 28 mai, Gemma Arterton est arrivée vêtue d’une simple robe en cuir noir, moulant ses courbes et donnant une teinte SM sexy à ce look peu commun sur les tapis rouges. À l’instar de Heather Grahamarborant une robe rouge cuir à Rio de Janeiro le même soir, Gemma Arterton rayonne et porte cette matière à merveille. Le charme obscur et rebelle, Gemma Arterton sait en jouer. La bombe de Hansel & Gretel : Chasseur de vampires possède une large panoplie de styles. PourByzantium, film noir et fantastique, elle donnera dans le penchant sombre. Outre sa robe courte en cuir, la belle s’est attaché les cheveux (bruns foncés, bien sûr) pour un chignon ébouriffé et a posé sur son doux visage le fameux smoky eye très prisé des stars.

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Le charme fait son petit effet, Gemma Arterton est chic, sophistiquée et irrésistiblement séduisante. Outre cette avant-première, la superbe Britannique était quelques heures auparavant sur le plateau de l’émission Lorraine dans les locaux de la Radio 1. Elle y arborait une nouvelle robe moulante, mais cette fois-ci couleur crème.

Plus que jamais, l’héroïne de Prince of Persia etTamara Drewe qui a fait tourner la tête (mais pas seulement) de James Bond dans Quantum of Solace, assume ses formes et a d’ailleurs réagi sur les canons de beauté et lettres de fans qu’elle recevait quotidiennement : « Ce sujet me passionne parce que les femmes sont formidables et qu’il en existe de toutes les formes et toutes les tailles et ce n’est pas un problème. Je pense qu’on est inondé d’images de ce que les gens croient être beau, mais si nous commencions à y mettre des choses qui ne le sont pas [parfaites], il serait alors bon pour les filles de voir les choses différemment. »

La star anglaise s’en réfère alors à ces lettres de fans : « J’ai eu les plus magnifiques lettres, ça m’a fait pleurer, venant de filles disant ‘j’ai pour habitude d’avoir des troubles alimentaires, et en vous regardant, vous m’inspirez à être normale’. »

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